Arnold Wienholt

Le capitaine australien, membre de la mission 101.

UGS : 9000420 Catégorie :

Description

↗ 1935 (11) ↘ 1936 (04) ↗ 1940 (07) ↘ 1940 (09) †

CLEM LACK dans sa biographie d’Arnold Wienholt intitulée « The man whom the lion bit Arnold Wienholt, Hunter, Soldier, Scout and Politicien » apporte quelques détails sur la vie d’Arnold. Il nous renseigne sur cet officier qui a donné sa vie à la libération de l’Ethiopie mais que l’Encyclopaedia aethiopica n’a pas estimé assez héroïque pour lui attribuer un article.

Arnold Wienholt est né en 1877 dans le Queensland en Australie. Son premier contact avec l’Afrique est son engagement dans la guerre des Boers (1899-1902). Loin de l’avoir traumatisé, il retourne à maintes reprises en Afrique, pour cette fois s’adonner à des parties de chasses dont il devient un adepte, surtout celle du lion. Il est de retour d’Angola lorsque la première guerre mondiale éclate. Le capitaine australien retourne en Afrique pour s’engager dans le service de renseignement britannique. Il dirige des opérations de guérilla contre l’armée allemande. Il sera finalement prisonnier pendant six mois. En janvier 1917, il s’évade de prison, rejoint Dar-es-Salaam et retourne en Australie. On connaît de lui deux premiers ouvrages qui ont trait à la chasse et au scout. En novembre 1935, il se rend à Addis Abeba comme correspondant pour le Courier-Mail de Brisbane. Il témoigne un livre, aujourd’hui peu courant, intitulé « The African last Stronghold », paru en 1938, à Londre, chez John Long.

Synopsis

Arnold Wienholt est un capitaine australien qui arrive à Addis-Abeba à la fin de l’année 1935. Il est un des rares observateurs à monter au front, à Dessie. Il s’y rend pour le compte de la Croix Rouge éthiopienne en tant qu’officier du transport. On peut retenir les rencontres suivantes : Junod, Von Rosen, Schupler, Hickley, Melly, Burgoyne qui perd la vie dans l’affrontement, Holmes, Nielstrom, etc. Wienholt et son compagnon grec, dont on ne connaîtra pas le nom, sont les seuls farendj à prendre part à la retraite de l’armée éthiopienne de Dessie à Addis-Abeba. Ces 15 jours de retraite, ponctués d’assauts des chiftas, rendent le témoignage de l’Australien précieux. L’auteur en tire un grand respect pour les Ethiopiens. De retour à la capitale, il nous apprend que le gouvernement prévoit de se réfugier dans l’Ouest. Il est décidé à le suivre. Finalement, Haile Selassie quitte son pays par le train de Djibouti, ce que l’auteur fait également avant l’entrée de l’armée éthiopienne dans Addis Abeba.

Il faut avoir recourt à Clem Lack pour connaître la fin de l’épopée du capitaine. On y apprend qu’il se rend en Angleterre pour interviewer Churchill et l’Empereur Haile Selassie. En octobre 1939, il patiente six mois à Aden avant d’intégrer la mission 101. En juillet 1940, Wienholt et sa patrouille soudanaise quitte Karthoum. Le 10 septembre 1940, non loin de Gallabat, il tombe dans une embuscade tendue par l’armée italienne et meurt avant d’avoir pu remettre le pied dans le pays pour lequel il se battait.

A l’origine de la mission 101 est Robert Monnier, mort, lui aussi, en Ethiopie, une année avant Wienholt (11 novembre 1939). La mission peut se résumer comme suit :

Ilio Barontini portait les surnoms de Paolus ou de Paul Langlois.

Anton Ukmar portait le surnom de Iohannes.

Bruno Rolla portait le surnom de Pietros.

Robert Monnier portait le surnom d’Andréa.

Biblethiophile, 06.06.2020

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