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FERRANDI Itinerari africani. I. Da Lugh alla Costa.

↗ 1886 ↘ 1889, ↗ 1890 ↘ 1892, ↗ 1895 ↘ 1897 (Lugh), ↗ 1903 ↘ 1909, ↗ 1910 ↘ 1912 (Benadir)

UGS : 0188699-10 Catégories : , ,

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Réf. Biblethiophile

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Ugo Ferrandi est un voyageur italien qui, en 1886, avec A. Franzoj et A. Rondani, tente une expédition dans la Corne de l’Afrique. Ils débarquent à Aden le 8 mai. Les obstructions anglaises et françaises rendent immédiatement la formation de la caravane compliquée. A maintes reprises, ils modifient leur plan de route sans toutefois parvenir à contourner les embuches. Le 8 juin, ils sont à Obock mais sans armes. La tentative de passer par l’Ogaden échoue avant même le départ. Rondani tombe gravement malade. Franzoj et Rondani abandonnent et rentrent en Italie. Ferrandi ne s’y résigne pas et s’engage en 1887 comme correspondant de guerre dans l’expédition du général S. Marzano en Erythrée. En avril 1888, il se rend à Zeyla puis à Harrar comme agent commercial pour la maison Bienenfeld. Il est regrettable que les informations sur son séjour à Harrar soient réduites à quelques lettres. Après un bref passage à Aden, il est à Harrar au mois de novembre 1888 avant de retourner en Italie en 1889.

Il essaye à plusieurs reprises de pénétrer dans la Corne de l’Afrique à partir d’Aden. Le 8 décembre 1890, il quitte Aden, double la Corne de l’Afrique et longe la côte. Gavello rapporte que l’équipage doit élaborer un stratagème pour quitter Brava le 12 août 1891. Peu après, l’expédition touche terre et s’engage dans l’arrière-pays en remontant le fleuve Juba. Le 9 septembre, elle subit une attaque préparée par le sultan de Badera. Le 8 octobre, Ferrandi retrouve la côte à Brava et embarque fin novembre pour Zanzibar qu’il atteint le 7 décembre. Il est à Aden le 15 décembre et le 9 janvier 1892 à Gênes.

Ferrandi ne tarde pas à se remettre en route. En juillet 1892, il quitte s’embarque à Gênes en même temps que Bottego. Le 10 octobre, il délaisse Aden pour Zanzibar. Le 12 janvier 1893, il est à Bardera, renonce à poursuivre vers Lugh et rebrousse chemin.

En 1895, en 18 jours, il fait le voyage de Brava à Kismayo. L’embouchure du fleuve Juba et la sa navigabilité est au centre des préoccupations. Le 9 juillet, Bottego embarque à Naples, organise sa caravane à Massawa, débarque à Brava le 10 octobre pour se mettre en route pour Lugh deux jours plus tard. Ferrandi intègre la caravane le 17 octobre et l’abandonne à Lugh où il s’établit. Les travaux de défense à Lugh sont achevés en août 1896. Il résiste avec succès à l’attaque des Ethiopiens. En 1897, il est de retour en Italie. On le retrouve en Erythrée et en 1903 à Tripoli. Plus tard, il participe à la mission de Chiesi dans le Benadir. Début 1909, il est en Italie. De 1910 à janvier 1912, il est en fonction au Benadir.

Ugo Ferrandi a côtoyé Arthur Rimbaud à plusieurs reprises. Au mois de septembre 1923, le journal le Corriere italiano publie la lettre à son ami Ottone Schanzer dans laquelle il évoque ses souvenirs de Rimbaud. Anna Maria Gavello publie la réaction de Ferrandi à cette publication. On y apprend que le voyageur possède des écrits (scritti) du poète mais qu’il ne parvient pas à mettre la main dessus hormis la lettre de Rimbaud adressée à Ferrandi depuis le désert des Issas.

Bibliographie :

Encyclopaedia Aethiopica sous la plume de Giancarlo Stella.

Anna Maria Gavello, Ugo Ferrandi, exploratore novarese, 1975

Etrangement, Ferrandi a échappé à Puglisi. Dans l’entrée consacrée à Franzoj, il ignore l’expédition avortée de 1886.

Biblethiophile, 25.10.2020, màj 06.12.2020.