NICOD Et in Etiopia Ego

↗ 1928 ↘ 1936

UGS : 0192899 Catégorie :

Informations complémentaires

Auteur

Titre

Éditeur

Lieu d'édition

Année d'édition

Description

Langue

Réf. Biblethiophile

Réf. Pankhurst Partie

Première entrée

Sortie définitive

Description

Synopsis

Comme son compatriote Henri Rebeaud, le Suisse Albert Nicod signe un contrat avec l’Etat éthiopien et prend ses fonctions en septembre 1928, trois semaines après son arrivée. Dans son livre, il relate les huit années de son séjour, du couronnement du Ras Tafari Makonnen en Négus à l’entrée de l’armée italienne dans Addis Abeba en 1936.

Les teneurs du contrat ne sont pas dévoilées mais on apprend que l’auteur enseigne au Lycée Tafari. Aux fêtes du couronnement du Ras en Négus, la musique de l’établissement (pour reprendre le terme employé par l’auteur) lui est confiée à l’improviste. Selon Albert Nicod, l’histoire de la fanfare éthiopienne débute sous le règne de Ménélick II et sous l’impulsion de la légation impériale de Russie. Elle périclite au bout de peu de temps, disparaît complètement, laissant le pays muet jusqu’à l’arrivée de quarante orphelins arméniens, rescapés des massacres, que le Ras Tafari recueille au cours d’un voyage en Palestine. A l’arrivée de l’auteur, Addis-Abeba compte trois fanfares : l’arménienne, la musique du Lycée Tafari et le corps de musique militaire. La première est dissolue en février 1929, date à laquelle la troisième est confiée à Albert Nicod. Le récit nous fait alors découvrir un homme déterminé à créer quelque chose, un homme à l’épreuve des difficultés pécuniaires, des nombreuses épidémies, de l’incurie administrative éthiopienne, restant cependant juste et respectueux. En juillet 1936, Albert Nicod est de retour en Suisse, peu après l’invasion italienne qu’il qualifie de « petite révolution ». Notons que le livre est édité en 1937 et qu’il ne prend pas en compte, par conséquent, les événements plus graves qui suivront.

La littérature reste muette concernant Albert Nicod. Contrairement à Haïlé Sélassié Ier qui l’a décoré, l’Encyclopaedia Aethiopica n’a pas estimé intéressant de lui consacrer un article et même de le mentionner dans l’article consacré à la musique.

Il apparaît en revanche souvent sur les photos prises à l’époque sans que son nom soit mentionné.

Le 22 mars 1938, le Nouvelliste valaisan, publie une critique du livre qui le met en valeur.

Sa belle-fille, Huguette Nicod, a déposé divers objets et tableaux ramenés d’Ethiopie par son beau-père au Musée d’ethnographie de Neuchâtel. Le fonds est accessible en ligne en suivant ce lien. La légende de l’objet portant la référence 09.29.151 nous apprend qu’il aurait repris du service de 1936 à 1951.

Béat de Fischer dans « Contributions … suivies d’une esquisse des relations suisse-éthiopiennes », Lisbonne, 1956, le mentionne bien mais sans apporter un surcroît d’information.

Biblethiophile, 26.01.2019, rev. 03.02.2019