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ORLEANS Une visite à l’Empereur Ménélick.

↗ 1897 (02) ↘ 1897 (07)

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Le prince Henri d’Orléans dit vouloir « contribuer à l’expansion scientifique, morale, commerciale de l’influence française en Abyssinie » qui répond à une tendance générale née de l’épilogue de bataille d’Adua. Le nombre de voyageurs rendant visite à Ménélik est impressionnant. Sans nommer expressément ses compagnons de voyage, Henri d’Orléans mentionne Lucinge, Le Gouidec, de Poncins et Mourichon. La mission de Lagarde, dont Vignéras fait partie a pris de l’avance. En montant à Addis-Abéba, le prince la croisera, s’en retournant vers Djibouti. Une de ses photos montre le palanquin de Lagarde. La mission Bonchamps et Bonvalot a déjà quitté Djibouti, mais depuis peu. Il la doublera sur le chemin de Harar et lui laissera la priorité à Gueldessa. Leontieff est également en marche pour Addis-Abéba.

Henri d’Orléans laisse Djibouti derrière lui le 28 février 1897. On apprend qu’il emporte un cinématographe, un appareil photographique et un phonographe. Il est reçu par le Ras Makonnen à Harar et par Ménélik à Addis-Abéba, le 13 avril. La capitale abrite à cette époque une quinzaine d’Européens, sans compter les prisonniers italiens. L’auteur décrit la ville nouvelle, ses environs, ses habitants, les événements marquant comme l’arrivée de la mission anglaise de Rodd. Le 18 mai, la mission Bonchamps quitte la Nouvelle Fleur. Bonvalot se sépare de ses compagnons pour rentrer en France. Henri d’Orléans en fait de même au début du mois de juin. Des légendes de photos laissent penser qu’il est encore sur la côte au mois de juillet 1897. Il dit laisser ses bagages derrière lui, certain de revenir pour réaliser un grand projet en collaboration avec Leontieff. De Poncins retourne en France avant ses compagnons pour être de retour à Djibouti au mois d’octobre.

Hormis les membres des autres missions, Mgr Taurin, Guignioni, Maximoff, le général Albertone, Boulatovitch, Buffet, Elbaiz, Drouin comptent parmi ses rencontres. On relèvera avec intérêt qu’il rapporte une photographie de Ménélik, signée de l’empereur mais, plus surprenant, l’enregistrement de la parole du vainqueur de la bataille d’Adua. Inutile de préciser que ce serait là un témoignage unique et précieux, si par bonheur il existe encore.

Il est amusant de s’imaginer que Bonvalot et Henri d’Orléans se côtoient sans que ce dernier ne montre beaucoup d’intérêt pour l’explorateur et que deux ans plus tard, le duo montera une expédition en Chine et au Tibet financée par le père du prince.

 

Biblethiophile, 01.05.2021