Le roi des rois et la photographie. Politique de l’image et pouvoir royal en Éthiopie sous le règne de Ménélik II.
Édition
Éditeur : Publications de la Sorbonne
Lieu : Paris
Année : 2012
Langue : français
Description
État du document : bon
Reliure : souple
Références
Réf. Biblethiophile : 002671
Réf. UGS : 9119000
COLLATION :
16 x 24, 376 p., 62 illustrations, glossaire, bibliographie, index.
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En 4e de couverture
La cour de Ménélik II (r. 1889-1913) est un véritable laboratoire iconographique. Le roi des rois est le premier à recourir de façon méthodique à la photographie, importée sur les hauts plateaux de l’Éthiopie par des missionnaires, des commerçants et d’autres voyageurs. Nombre de portraits parvenus jusqu’à nous en témoignent : les dignitaires éthiopiens posent avec des insignes royaux ou des armes, autant d’attributs laissant à penser que ces images ont été élaborées avec soin. À quels enjeux répondait leur fabrication ? Comment s’interroger sur leurs significations et leurs usages ? Quel éclairage apportent-elles à l’histoire de l’Éthiopie et de ses relations avec le monde extérieur ? L’auteur retrace les modalités d’appropriation de la photographie à l’aide de sources écrites éthiopiennes et européennes. Les clichés sont mis en perspective avec d’autres images, comme des peintures d’église, des timbres-poste ou des pièces de monnaie. L’ensemble témoigne des recherches menées à la cour sur la forme, les supports et les usages des images à des fins politiques, au gré des innovations techniques.
Ces documents comptent parmi les réponses apportées par la royauté aux bouleversements engendrés par le triomphe de la colonisation européenne sur le continent africain. À l’heure où l’Europe exporte ses médias et ses imaginaires dans le reste du monde, ils révèlent la souveraineté politique du pays et une idéologie royale relayée tant par l’écrit que par l’iconographie. Souverain modernisateur, Ménélik II revendique aussi une ascendance salomonide trois fois millénaire. Féru de nouvelles techniques, il met l’image au service du mythe.
L’auteur
Estelle Sohier est docteur en histoire, chercheuse associée au Centre d’études des mondes africains (CNRS UMR 8171) et maître-assistante au département de géographie et environnement de l’université de Genève. Cet ouvrage est issu de sa thèse de doctorat, menée sous la direction de Bertrand Hirsch et d’Alessandro Triulzi, respectivement professeurs à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’université « L’Orientale » de Naples.
Table des matières
Remerciements
Liminaires
Introduction
Un engouement pour la photographie
- Avant-Propos
- Chapitre 1. Photographie et culture de cour
- Chapitre 2. Métissage des images. Jouer avec les formes, superposer les signes
- Conclusion de la première partie
Images et conquêtes. Construire la « Grande Éthiopie »
- Avant-Propos
- Chapitre 3. Peintures et mythes pour une conquête
- Chapitre 4. La « politique du banquet » et ses images
- Chapitre 5. Jeux de miroir. Rois des rois, rois et autres chefs
- Conclusion de la deuxième partie
Les images, une arme pour l’indépendance ?
- Avant-Propos
- Chapitre 6. « Tête d’or » et la presse, fenêtre sur le monde
- Chapitre 7. Images pour une nation
- Conclusion de la troisième partie
Assurer la pérennité du royaume
- Avant-Propos
- Chapitre 8. Assurer la succession
- Chapitre 9. Le corps du roi disparu et ses enjeux
- Conclusion de la quatrième partie
Conclusion
Translittération des caractères amhariques
Glossaire
Bibliographie
Mémoires, thèses et travaux non publiés
Sources publiées
Sources non publiées
Illustrations et crédits photographiques
Index
Biblethiophile, 11.07.2026