De 1991 à 2024

À la rencontre des femmes afars. Voyage ethno-photographique en terre d’infibultation.

LAVABRE (Marion) ↗ 2009 (11) ↘ 2009 (11) ↗ 2011 (06) ↘ 2011 (07)

À la rencontre des femmes afars. Voyage ethno-photographique en terre d'infibultation.

Édition

Éditeur : Alter Ethno

Lieu : Saint Hippolyte du Fort

Année : 2014

Langue : français

Description

Signature : Dédicace de l'auteur à biblethiophile.

État du document : bon

Reliure : broché, couverture rempliée

Références

Réf. Biblethiophile : 004844

Réf. UGS : 0200911

Première entrée : 2009

Sorties temporaires : 2009

Entrées successives : 2011

Sortie définitive : 2011

COLLATION :

in 4°, 123 p.

En savoir plus

Marion Lavabre

L’anthropologue Marion Lavabre est une artiste visuelle basée dans les Cévennes. Sa pratique photographique s’ancre dans l’enquête de terrain et le temps long.

Ses projets se développent auprès de personnes et de pratiques étroitement liées à leurs milieux de vie : bergers pratiquant la transhumance dans les Cévennes, cueilleurs professionnels de plantes sauvages, femmes Afars en Éthiopie, ou encore mémoires liées aux travailleurs vietnamiens déplacés en France pendant la Première Guerre mondiale.

Par la photographie, elle explore les relations sensibles qui unissent les personnes aux lieux qu’elles habitent, aux savoirs qu’elles transmettent et aux mémoires qu’elles portent[1].

Devenir femme – Gestes et apprentissages chez les femmes Afars

Réalisée en Éthiopie, cette série est issue d’une enquête photographique menée auprès des femmes Afars, société pastorale de la Corne de l’Afrique.

Dans ce monde où les savoirs se transmettent d’abord par les gestes, les corps apprennent à habiter un territoire et à prendre place dans la vie sociale. Porter l’eau, tresser les cheveux, préparer le feu, s’occuper des enfants ou participer à la construction de l’habitat sont autant de pratiques quotidiennes par lesquelles se construisent les identités et les relations entre générations.

Entre portraits, scènes domestiques et paysages, les images observent ces moments d’apprentissage et de transmission. Elles montrent comment les gestes du quotidien façonnent les corps et inscrivent les personnes dans un monde partagé.

Ce travail a donné lieu au livre À la rencontre des femmes Afars : voyage ethno-photographique en terre d’infibulation[2].

En 4e de couverture

« Dans notre tradition, c’est inconcevable qu’une fille ne soit pas infibulée, c’est impensable, je ne sais pas pourquoi mais on ne peut pas le concevoir. On n’a jamais entendu parler d’une femme qui n’est pas fermée, c’est impensable. » La femme qui parle s’appelle Awa, elle a 30 ans, elle vit en Éthiopie, elle est nomade, elle est Afar, et son sexe est infibulé : coupé (ablation du clitoris), et fermé (suture des grandes lèvres de manière à ne laisser qu’un minuscule orifice pour l’écoulement de l’urine et du sang menstruel).

Comment comprendre cette coutume ? Marion Lavabre s’est rendue à la rencontre de ces femmes « fermées », pour leur donner la parole. Sa démarche a été acceptée par les Afars au point qu’elle a gagné le surnom de « celle qui fait parler les vagins. » Elle nous entraîne dans un passionnant et délicat voyage ethno-photographique en terre d’infibulation.

Comme nous, ils en ont pensé que du bien

« Une tentative plus que réussie de vulgarisation anthropologique de l’infibulation féminine. Un carnet de voyage qui se lit comme un roman… »

Hortense Volle, France Inter

« Mêlant le journal, les témoignages et le reportage photographique, ce formidable travail est un document rare… »

Geneviève Clastres, Le Monde Diplomatique.

Remarquable comment Marion Lavabre a l’œil, l’écoute et le doigté pour battre en brèche les préjugés et les poncifs. L’objet en devient précieux.

Biblethiophile, 06.06.2026


[1] https://marion-lavabre.book.fr/a-propos-fr-en, consulté le 06.06.2026.

[2] https://marion-lavabre.book.fr/devenir-femme-gestes-et-apprentissages-chez-les-femmes-afars, consulté le 06.06.2026.