Pêle-mêle

Djibouti, le chargement des caisses, le 28 février 1897.

SABATTIER (Louis) ↗ 1897 (02) ↘ 1897 (03)

Édition

Éditeur : Louis Sabattier

Lieu : Djibouti

Année : 1897

Références

Réf. Biblethiophile : 004825

Réf. UGS : 4119000

Première entrée : 1897

Sortie définitive : 1897

COLLATION :

Crayon sur papier. Signé, daté et situé en bas à droite. Dimensions : 22,5 x 34,5 cm. Infimes rousseurs. Sous encadrement vitré avec passe-partout.

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Un dessin original

Antienne de toutes caravanes depuis la nuit des temps, le chargement des bêtes de somme rythme l’aurore. Nous sommes à Djibouti au départ de la piste qui mène à Harar. Le 28 février 1897, ce sont deux expéditions françaises qui s’empressent de rendre visite au victorieux Ménélik II. L’une d’elle est celle du prince Henri d’Orléans, encombrée d’une multitude de caisses. Tenant le crayon, Louis Sabattier croque l’instant et signe une œuvre originale.

Même si l’image peut être ainsi aisément déchiffrée, nous vous proposons de faire un détour par l’artiste et ses dessins tout en rappelant le contexte historique qui prévaut dans la Corne de l’Afrique en 1897 et l’altercation entre deux illustres Français que la presse contemporaine s’évertuait à nous présenter comme des amis. D’original, le dessin, espérons, deviendra singulier.

Louis Sabattier (1863-1935)

Le dessinateur Louis Sabattier, né à Annonay en 1863, est l’élève du peintre, sculpteur et graveur Jean-Léon Gérôme et du peintre orientaliste Gustave Boulanger. En 1895, il livre à L’Illustration le premier dessin d’une longue série qui ne s’éteindra qu’à la disparition de l’artiste en 1935[1].


Louis Sabattier, portrait

« Louis Sabattier »

Source: A. C., « Un grand dessinateur n’est plus », L’Illustration, Journal Universel, n° 4803, 23 mars 1935.


À propos de Sabattier, Jean Paul Perrin, professeur d’histoire et auteur de recherche sur les journalistes, écrivains, photographes, dessinateurs de L’Illustration, cite l’hommage de l’hebdomadaire paru le 23 mars 1935, sous la plume d’Albéric Cahuet :

un admirable artiste, un des plus grands dessinateurs qui (lui) a donné pendant près de quarante ans sa collaboration ». À ses débuts, il se plaît à « imager la vie parisienne », le tout « avec une grâce, un humour, un art inimitables (…). Sa verve avait le tact et la finesse qui transforment tout en élégance et réduisait l’aspect caricatural de certaines modes féminines, par la fraîcheur de la silhouette et l’espièglerie du visage ».



La Corne de l’Afrique en 1897

Le 1er mars 1896, à Adoua, la victoire du negusä nägäst Ménélik II sur l’armée italienne redistribue toutes les cartes du jeu colonial; l’Éthiopie récupérant celles de l’Italie, elle aiguise l’appétit de la France et de l’Angleterre. La première se verrait bien maîtresse d’un axe transversal du continent africain, de l’Afrique-Occidentale française à la mer Rouge ; la seconde d’un axe longitudinal, du Caire au Cap. Immanquablement, tous les yeux se focalisent sur l’intersection des deux axes orthogonaux qui n’est pas loin d’être encore une terra incognita pour les Européens. Le triangle formé par le lac Rudolph (le lac Turkana) au sud, la vallée du Rift à l’est, la rive droite du Nil blanc à l’ouest et la source de la rivière Omo attire des explorateurs de toutes sortes. Les deux bras français de cette croix virtuelle sont incarnés à l’ouest par la mission du commandant Jean-Baptiste Marchand qui tente d’atteindre la rive droite du Nil blanc sans le franchir et à l’est par la création de Djibouti et son corollaire le chemin de fer franco-éthiopien.

Marchand quitte Marseille le 29 juin 1896 et débarque un mois plus tard à Loango[2].

Concernant Djibouti, Philippe Oberlé est l’auteur le mieux à même de nous renseigner :

En 1888 le gouverneur Lagarde se transporta [d’Obock) à Djibouti avec son administration. Le transfert officiel n’eut toutefois lieu qu’en 1892. En 1896 enfin, un décret donnait au territoire le nom officiel de Côte française des Somalis et dépendances [3].

Quant au train, les premiers travaux commencent le 1er octobre 1897 à Djibouti[4].

Missions et explorations

Dans ce contexte singulier, le ministre plénipotentiaire Léonce Lagarde[5] et le capitaine Henri Nicolas Clochette[6] ont de l’avance sur les autres et sont bien décidés à être les premiers à souhaiter la bienvenue à Marchand sur les bords du Nil blanc.

Les viennent-ensuite sont Gabriel Bonvalot et le prince Henri d’Orléans[7], deux explorateurs qui ont à leur palmarès la traversée de l’Asie, il y a dix ans.

« Le Père du Dekin, M. Bonvalot, Le Prince Henri d’Orléans. Le prince Henri d’Orléans et ses compagnons pendant leur voyage dans le Thibet, en 1890 » par A. E. Pratt. Source: La Vie Illustrée, n° 149, 23 août 1901.

Ceci dit, ils ne sont plus vraiment en bons termes. D’une part, les tempéraments du républicain nationaliste et du noble sont décidément incompatibles. D’autre part, Bonvalot est chargé d’une mission qui ne se dit pas officielle, risquant sinon de faire de l’ombre à celle de Lagarde. Un certain « informé » qualifie son chef de « négociateur officieux »[8]. Le Prince, lui, ne peut revendiquer aucune charge et doit qualifier son entreprise de « mission scientifique ».

Lancement d’une saga

Dès le départ de Marseille, la tension est palpable au point que l’aventure ressemblera finalement à une saga. Il faut préciser d’emblée que la mission Bonvalot et l’expédition du prince Henri d’Orléans embarquent le 10 février 1897 sur le même bateau. Le Prince se garde bien d’être de la partie et donne rendez-vous à ses compagnons à Suez, le 16 février, prétextant des audiences, à Rome avec la pape Léon XIII, au Caire avec le Khédive, suivies d’une réception par le ministre de France.

La première ombre au tableau du Prince intervient à Alexandrie lorsque le lieutenant Albert Filhoulaud[9] qui emporte « un grand et beau service de table […] en cadeau à Ménélik » reçoit l’ordre de rentrer en France alors que « le gouvernement se défend d’apporter des entraves au voyage du prince d’Orléans » [10].

À Suez, Henri embarque sur l’Iraouaddy, un navire ni plus ni moins baptisé du nom du fleuve dont la découverte du cours supérieur a valu au prince la grande médaille d’or de la Société de géographie en 1896. Ce détail n’a certainement pas manqué de mettre Bonvalot de bien mauvaise humeur. Comme prévu, Henri retrouve à son bord[11]:

  • Le vicomte Edmond de Poncins[12], explorateur et chasseur.
  • L’ingénieur Raoul Mourrichon[13], voyageur et chasseur présenté comme secrétaire du prince Henri d’Orléans.

Accompagnés de deux voyageurs en quête de trophées cynégétiques :

  • Le prince Aymon de Lucinge.
  • Le comte Raoul Le Gonidec.

Le rapporteur

Naturellement, le récit du prince Henri d’Orléans Une visite à l’Empereur Ménélick. Notes et impressions de route passe sous silence les déconvenues. Prévoyant les difficultés qu’il rencontrera, il réserve l’exclusivité de sa « prose » aux deux journaux « qui s’adressent des deux côtés de l’Atlantique aux mêmes classes sérieuses, intelligentes, lettrées, dont l’approbation est précieuse à tous ceux qui agissent » : Le Figaro et The New York Herald[14]. Ceci dit, l’auteur se s’abaisse par non plus à rapporter les épisodes de la saga dans sa prose à la presse.

En réalité, le collaborateur de L’Illustration, Louis Sabattier, est autorisé à accompagner l’expédition du Prince pour le compte du New York Herald[15] et devient le rapporteur des coulisses.

Altercation

Le dimanche 21 février, à Djibouti, tous les propriétaires de bêtes de somme se frottent les mains en voyant débarquer les nouveaux clients Bonvalot et Henri d’Orléans. Il va s’en dire que la qualité semi-officielle de la mission Bonvalot lui garantit d’être servi en priorité, le Prince se contentant du reliquat.

Il ne faut pas attendre longtemps avant que la première altercation intervienne. Sabattier la rapporte dans sa lettre au New York Herald :

Ici, je dois vous faire part d’un incident qui m’a péniblement impressionné.

Je vous ai déjà dit les relations plus que froides qu’entretiennent le prince et M. Bonvalot. Dès notre arrivée à Djibouti, la mission officielle a été reçue officiellement et tous ses membres, logés au gouvernement, n’ont cessé d’être l’objet des attentions et des égards des représentants du pouvoir, tandis que les autres n’existent pas du tout ou ne sont considérés que comme des gêneurs. C’est bien nature !

Vous voyez d’ici l’état des esprits.

Cependant, tout le monde mangeait au même hôtel, à la même table et tout se passait très correctement quand, hier [24 février], un interprète abyssin de M. Bonvalot, s’étant montré malhonnête à l’égard de M. de Poncins, celui‑ci crut devoir l’en informer, par une lettre très polie, en lui demandant, au nom de la solidarité entre blancs, entre Français, de vouloir bien réprimander cet homme. Après le déjeuner, M. Bonvalot vint dire à M. de Poncins que ce nègre était très bien élevé, qu’il n’avait pas à lui donner des leçons de politesse, qu’il avait très bien fait, lui Poncins, de ne pas le frapper, car il l’aurait sûrement tué. Puis, ajoutant, dit que l’on se rencontrerait en route, que nous n’avions qu’à bien nous tenir. Et il est parti en disant que son interprète valait mieux que la plupart des compagnons du prince d’Orléans et que le prince lui‑même ; qu’il tenait celui‑ci pour un homme profondément méprisable, et qu’il avait pour lui le plus profond mépris ![16]

Le moins que l’on puisse dire est que, dorénavant, le ton est donné et les ambiguïtés disparues. Les compagnons du Prince le dissuadent de se battre immédiatement avec Bonvalot ; lui rappelant qu’ils sont venus « apporter aux indigènes les bienfaits de la civilisation ».

À partir de cette date, Bonvalot et son monde prennent leur repas à l’hôtel des Arcades et le Prince et ses compagnons restent à l’hôtel de France.

Rappel

Le 28 février, à 9 heures, la caravane de la Mission Bonvalot quitte Djibouti. Le prince Henri et ses compagnons ne se mettent en route que vers 2 heures ½ pour aller camper à 8 km de Djibouti, à « Agadero ». Sabattier les accompagne mais pas pour longtemps car les dépêches qui lui parviennent le « forcent à rentrer en France par le prochain courrier »[17]. Il serait fort intéressant de découvrir les raisons qui ont motivé le deuxième rappel d’une personne du giron princier. À son grand regret, Sabattier quitte ses « vaillants compagnons » le 1er mars en leur serrant la main et en recevant les « dernières recommandations de chacun, des lettres, des bonjours et des commissions de toutes sortes »[18].

La suite de la saga est à découvrir dans les épisodes racontés par Bonvalot, Charles Michel, Leontieff et dans le témoignage inexploité d’Henri Leymarie.

Dessins de Sabattier d’après nature

Tentons de reconstituer la chronologie de quelques dessins de Sabattier et photos publiés en dehors du récit du prince Henri d’Orléans. On relèvera que certaines images ne paraissent qu’en raison du décès du prince Henri d’Orléans, le 9 août 1901 – pour l’anecdote : deux jours après Oreste Baratieri et trois avant Francesco Crispi.


« Les compagnons du prince à bord de l’Iraouaddy »

Dessin d’après nature de Louis Sabattier, entre le 16 et le 21 février 1897.

Source : FRANK (Edmond), « La mission du prince Henri d’Orléans en Abyssinie », L’Illustration, Journal Universel, n° 2824, 10 avril 1897.


« À la coupe de l’Iraouaddy »

Photo sans auteur prise entre le 16 et le 21 février 1897.

Source : Anonyme, « Le prince Henri d’Orléans en voyage d’exploration », L’Illustration, Journal Universel, n° 3051, 17 août 1901.


« Sur le quai de Djibouti»

Le 21 février 1897, le prince Henri d’Orléans assis au milieu de ses bagages.

Source : Anonyme, « Le prince Henri d’Orléans en voyage d’exploration », L’Illustration, Journal Universel, n° 3051, samedi 17 août 1901.


« Débarquement des bagages à Djibouti»

Dessin d’après nature de Louis Sabattier du 21 février 1897, le prince Henri d’Orléans et ses compagnons au même endroit que la photo précédente.

Source : FRANK (Edmond), « La mission du prince Henri d’Orléans en Abyssinie », L’Illustration, Journal Universel, n° 2824, 10 avril 1897.


« L’installation du prince à Djibouti»

Dessin d’après nature de Louis Sabattier, entre le 21 et le 28 février.

Source : FRANK (Edmond), « La mission du prince Henri d’Orléans en Abyssinie », L’Illustration, Journal Universel, n° 2824, 10 avril 1897.


« Un séance de graphophone à Djibouti»

Source de la photo : FRANK (Edmond), « La mission du prince Henri d’Orléans en Abyssinie », L’Illustration, Journal Universel, n° 2824, 10 avril 1897.

Dessin d’après nature de Louis Sabattier, 24 février 1897 qui raconte la séquence dans sa lettre au New York Herald  :

Ce soir, le prince a donné une grande séance de graphophone. Autour d’une table, à l’hôtel de France, Européens et Somalis dont cercle pour entendre ce qui va sortir de la petite boîte. Le premier rouleau est placé sur l’instrument au milieu d’une silence solennel.

Tout à coup, on entend distinctement une voix grêle qui annonce : « Adèle, t’es belle ! » et la chanson commence aussitôt.

Je regarde curieusement les têtes des auditeurs : les plus étonnés, les plus ravis, les seuls émerveillés, sont les Français de Djibouti, qui n’avaient jamais entendu ça. Quant aux indigènes, ils n’ont pas l’air de comprendre le merveilleux de ce jouet – ils ne se rendent pas compte, et cela se conçoit. Ils ne se dérident que lorsque le graphophone attaque des morceaux d’orchestre, des marches, des sonneries de clairon. C’est la boîte à musique et c’est plus à leur portée. On voit alors dans l’obscurité des taches briller comme des étoiles au ciel : de sont les dents et les yeux des Somalis ébahis.

La soirée se termine par le Chant du Départ et la Marseillaise. L’instrument, fidèle enregistrement, nous répète avec une incroyable précision, après chaque couplet, les cris de la foule acclamant Félix Faure, le Tsar, la République. Tous les yeux se tournent instinctivement vers l’Altesse Royale qui manœuvre elle-même, d’un air souriant, ces rouleaux délicats d’où sortent inexorablement des paroles qui ne doivent avoir, en somme, rien de bien agréable pour ses oreilles. C’est un amusant spectacle.


« Djibouti 28 février 1897»

Dessin original de Louis Sabattier. Les caisses marquées « HO » sont amarrées sur le dos des bêtes de sommes. Faut-il voir le prince indiquant la direction à prendre ou donnant des ordres ?

Source : collection biblethiophile.


« Départ de la caravane»

Dessin d’après nature de Louis Sabattier, 28 février.

Source : FRANK (Edmond), « La mission du prince Henri d’Orléans en Abyssinie », L’Illustration, Journal Universel, n° 2824, 10 avril 1897.


« Déjeuner sous la tente »

Dessin d’après nature de Louis Sabattier, 1er mars 1897, probablement un des derniers avant son retour en France.

Source : Anonyme, « Le prince Henri d’Orléans en voyage d’exploration », L’Illustration, Journal Universel, n° 3051, 17 août 1901.


Dessins de Sabattier d’après photographie

Peut-être sans le savoir, les éthiopisants auront déjà découvert le talent de Sabattier par les magnifiques dessins parus dans le n°2927 de L’Illustration du 1er avril 1899, enrichissant l’article de Charles Michel « À la cour d’Éthiopie » [19].

Désormais, nous savons qu’ils ne sont pas d’après nature mais probablement d’après des photographies de Charles Michel, devenu second de la Mission Bonvalot renommée « de Bonchamps ».

Sabattier a eu le temps de faire connaissance avec Michel entre Marseille et Djibouti. Sont-ils restés en si bon terme que le dessinateur ait accepté de mettre son talent au service de la mission concurrente à celle du Prince ?

Ce ne serait qu’une bien petite note ajoutée à la saga des missions françaises en Éthiopie, poste-Adoua.

Biblethiophile, 29.04.2026


[1] Concernant la vie de Louis Sabattier, il faut avoir recours à plusieurs sites, parmi lesquels : PERRIN (Jean Paul), SABATTIER Louis (23/05/1863-1935) Actif : 1895-1935, L’Illustration ; Louis Rémy Sabattier, Wikipedia.

[2] Crise de Fachoda, Wikipedia, consulté le 27.04.2026. À ce propos, l’Encyclopaedia Aethiopica n’a pas fait preuve d’impartialité car Marchand, Bonvalot, Bonchamps et Michel n’ont pas eu l’honneur d’un article et le lecteur doit se contenter de l’article « Fashoda », survolé par Haggai Erlich. Dans celui attribué à « Täsämma Habtä Mika’el », John G. Abbink renvoie bien le lecteur vers « de Bonchamps » mais le lien est malheureusement stérile, aucun auteur ne s’est donné la peine de rédiger l’article.

[3] OBERLÉ (Philippe), Afars et Somalis. Le dossier de Djibouti, p. 73.

[4] FONTAINE (Hugues), Un train en afrique / african train, p. 53.

[5] PRIJAC (Lukian), « Lagarde, Léonce », EAe, t.3, p. 475. Voir également du même auteur Lagarde l’Éthiopien. Le fondateur de Djibouti (1860-1936).

[6] PRIJAC (Lukian), « Clochette, Henri Nicolas », EAe, t.1, p. 756.

[7] Qu’il nous soit permis de mettre le comte Nicolas Léontieff sur la touche dans ce billet.

[8] « La Mission Bonvalot. La représentation des intérêts de la France en Abyssinie. M. Bonvalot et le prince Henri.- Ce qu’est la mission.- M. Lagarde.- Ce que rapport M. Chefneux » par un informé, La Libre Parole, 21 janvier 1897.

[9] Tantôt lieutenant, tantôt capitaine, la presse n’est pas unanime, comme l’orthographe de son patronyme d’ailleurs. Officier d’infanterie en garnison à Périgueux, bénéficiaire d’un congé prolongé, frère de « l’honorable fabricant de porcelaine de Bourganeuf ».

[10] Journal du Cher, respectivement 6 février et 9 mars 1897.

[11] The New York Herald, European Edition-Paris, 29 mars 1897, reproduisant une lettre de Louis Sabattier.

[12] Le vicomte rend compte de son 2e voyage en Éthiopie dans le Bulletin de Géographie de Paris.

[13] Orthographié parfois « Mourichon » dans la presse de l’époque.

[14] Propos de Jean HESS, « Le Prince Henri d’Orléans en Abyssinie », Le Figaro, 4 février 1897.

[15] FRANK (Edmond), « La mission du prince Henri d’Orléans en Abyssinie », L’Illustration, n° 2824, 10 avril 1897.

[16] Nous utilisons ici la version en français de la lettre de Sabattier envoyée au New York Heraldop. cit. – et parue dans Le Figaro du 29 mars 1897.

[17] Ibid.

[18] Ibid.

[19] L’Encyclopaedia Aethiopica est clairement lacunaire en ce qui concerne la Mission Bonvalot/Bonchamps qui renvoie vers l’article « Fashoda » survolé, par Haggai Erlich. Même si l’auteur affirme avoir utilisé le témoignage de Charles Michel Mission de Bonchamps. Vers Fachoda, à la rencontre de la mission Marchand à travers l’Éthiopie, il passe sous silence cette mission. Charles Michel qui ajoutera le patronyme de son épouse au sien à partir de 1909 est membre du Conseil d’administration de la Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien pendant plus de 50 ans. À l’image du commandant Jean-Baptiste Marchand, Charles Michel-Côte rejoint la liste des anonymes que l’encyclopédie a estimé insignifiants à l’histoire de l’Éthiopie.