Victor Buchs

Le négociant suisse discret ↗ 1889 ↘ 1895.

Le Suisse Victor Buchs (1866-1953) est un politicien fribourgeois, conseiller d’État du canton de Fribourg, assumant la présidence du Conseil d’État en 1922, 1928 et 1935. En tant que directeur des Travaux publics, il participe aux grands projets de l’époque, apparemment bien loin de la Corne de l’Afrique. Mais il en est tout autre.

Georges Andrey donne quelques détails sur son activité en Érythrée :

[Victor Buchs] accomplit un apprentissage de commerce à Lugano (1883), au terme duquel il est engagé par une grande banque de Venise, puis par une société d’import-export basée à Naples (1885-1889). Son expérience et sa connaissance des langues l’amènent à diriger un comptoir commercial à Massaouah (1889-1895), en Erythrée, alors colonie italienne. Pour affaires, il voyage dans les terres alors peu connues d’Abyssinie et des Indes anglaises.

De retour dans son canton d’origine en 1895, …[1]

Le récit de ses voyages paraissent à la fin du XIXe siècle, début du XXe siècle, dans le bulletin de la Société neuchâteloise de Géographie sous le titre « Voyages en Abyssinie, 1889-1895 »[2]. On comprend qu’il est impliqué dans le commerce, entre autres, de la perle et qu’il peut compter sur un comptoir à Massaouah. Seul le titre permet de situer les voyages de Buchs dans le temps. Il connaît le Dr Schweinfurth pour lequel il a cherché la fleur Rosa Sancta et le Dr Schoeller qu’il accompagne à plusieurs reprises. Son récit est en grande partie impersonnel, plus centré sur la description de l’Érythrée et de l’Abyssinie et mentionnant le Tigré comme destination. Axoum semble être la ville la plus éloignée de la côte que l’auteur ait atteinte.

Le récit publié dans le tome XIII est postérieur à celui des deux premiers tomes. Intitulé De Port-Saïd à Aden, il décrit le trajet entre ces deux villes. On y apprend qu’il était le collège d’Hugo Ferrandi – lire Ugo Ferrandi  – à Massaouah et qu’il a séjourné quatre semaines à Aden-Camp en 1893 avant de retourner en Abyssinie.

L’entier postal de la collection biblethiophile confirme que Buchs travaillait pour la maison Bienenfeld.

Biblethiophile, 15.12.2019 ; m.-à-j. 13.10.2024, m.-à-j. 24.01.2025.


[1] Georges Andrey, John Clerc, Jean-Pierre Dorand et Nicolas Gex, Le Conseil d’Etat fribourgeois : 1848-2011 : son histoire, son organisation, ses membres, Fribourg, Éditions de la Sarine, 2012, la biographie de Victor Buchs se trouve aux pages 69-70.

[2] Voir également le tiré à part : Voyages en Abyssinie, 1889-1895. IIIe partie (de Port Saïd à Aden).