De 1868 à 1885

Observations ethnographiques sur les Danakils du Golfe de Tadjoura.

FAUROT (L.) ↗ 1885 (12) ↘ 1886 (ca 05)

Édition

Éditeur : Ernest Leroux

Lieu : Paris

Année : 1887

Langue : français

Description

État du document : bon

Reliure : Couverture souple

Références

Réf. Biblethiophile : 003855

Réf. Pankhurst Partie : -

Réf. UGS : 0188512

Première entrée : 1885

Sortie définitive : 1886

COLLATION :

10pp, with 2 illustrations, 8vo modern wrappers. - Original extract taken from the periodical: Revue d'Ethnographie, Tome Sixième.

En savoir plus

Le Dr Lionel Faurot rend compte de son voyage à Obock dans la revue de l’Afrique française dont un extrait a été publié en 1886[1].  

Le 31 octobre 1885, il embarque à Toulon pour Obock accueilli par le commandant civil, les médecins et les fonctionnaires de la colonie le 5 décembre. Ses explorations, dont le but principal est l’étude des animaux, des plantes et du terrain, sont souvent répétées, soit en remontant le lit de la rivière d’Obock, soit en suivant le littoral, à l’est et à l’ouest. Il est accompagné alternativement pas les interprètes de la colonie : MM. Oschlager (sic) et Henry[2]. Il témoigne de la présence de Labatut (orthographié Labattut). On apprend que les mosquées d’Obock sont aux nombres de trois ou quatre. Il rapporte qu’au mois de mai 1886, la rade d’Obock est balisée et éclairée pour recevoir les transports et les navires de guerre. Une note précise que la garnison d’Obock a été récemment réduite à 40 hommes.

Le 20 janvier 1886, il réalise son projet de visiter les rivages entre Obock et Goubbet-Kharab en affrétant un boutre, secondé par M. Henry et un jeune aide-médecin de marine, M. Luc[3].

À Tadjoura, il reçoit une lettre, qu’il doit à l’obligeance de M. le lieutenant Lironcourt, commandant de la petite garnison d’Obock. Une chambre du fort de Tadjoura lui est mise à disposition. Le fort est situé sur un plateau de forme rectangulaire où gisent des canons sans affût. Les remparts sont en ruine. Faurot rend visite au sultan Ahmed ben Mohamed. Il le quitte après avoir obtenu la promesse qui lui permettrait de le photographier, habillé pour la circonstance d’un houppelande rouge, ornée de tresses d’or.

En bon observateur, Faurot consigne dans une note de bas de page les caravanes parties de Tadjoura depuis 1885 :

  • 1e dirigée par MM. (sic !) Chefneux.
  • 2e dirigée par MM. Pinot et Mohamed, fils d’Abou-Becker.
  • 3e dirigée par MM. Barral et Savouré, avec le fils de Loïta, dardar des Debenés (Gobad).
  • 4e dirigée par MM. Brémond et Borelli[4].

Caravanes en organisation (mai 1886) :

  • 1e dirigée par MM. Labattut.
  • 2e dirigée par MM. Soleillet.

La note se termine par un commentaire : « On a appris par les journaux (avril 1886) que la caravane Chefneux, de retour, a rapporté la nouvelle du massacre de M. Barral et de la plupart de ses compagnons. »

À un kilomètre du village de Tadjoura, sous un massif de palmiers-dattiers, il découvre le campement des commerçants français. Il fait la connaissance de Brémond. Il rend visite à Rimbaud (orthographié Raimbaud) qui, depuis trois mois, s’efforce de rassembler les moyens de transport.

Le 3 février, il embarque pour Goubbet-Kharab, passe devant Sagallo signalé par une maison blanche bâtie sur la rive. La suite du récit concerne l’exploration du golf et se termine abruptement avec son débarquement à Obock le 12 février.

De son séjour, Fauriot publie les articles suivants :

  1. « Note sur les Tumuli du territoire d’Obock ».
  2. « Observations ethnographiques sur les Danakils du Golfe de Tadjoura ».
  3. « Dans l’île de Kamarane », Revue d’ethnographie, tome sixième, Ernest Leroux, Paris, 1887, p. 433.

Biblethiophile, 24.01.2020, m.-à-j. 07.02.2021, complété 12.07.2025.


[1] Voyage au golfe de Tadjoura (Obock – Tadjoura – Goubbet-Kharab), extrait de la Revue de l’Afrique française, 1886.

[2] Léon Henry, fils de Joseph. Il figure sur la photo de groupe de l’administration d’Obock, vers 1890, publiée par Lukian Prijac, Lagarde l’Éthiopien. Le fondateur de Djibouti (1860-1936), 2012, p. 54. La photographie est reprise par Hugues Fontaine dans Obock-Tadjoura. Années 1880, 2023, p. 43. Avec l’aide de Lukian Prijac, Hugues Fontaine identifie également le traducteur Louis-Antoine Oehlschlager, à la gauche de Léonce Lagarde.

[3] L’aide-médecin auxiliaire de marine figure pose debout derrière Lagarde sur la photo précitée.

[4] Cette caravane n’a jamais existé.